Les habitants de Lux apprécient se promener sur le chemin situé en crête de la digue de Lux. Mais ce n’est pas la vocation première de cet ouvrage : la digue protège avant tout les maisons des débordements de la Corne. Et si, depuis le 30 juin 2026, un arrêté municipal en interdit temporairement l’accès aux piétons, c’est parce que la digue a besoin d’un entretien renforcé. Rien d’alarmant : c’est la mission que le Grand Chalon assure, dans le cadre de sa compétence GEMAPI.
C’est quoi, une digue ?
Une digue est un ouvrage qui protège les populations de la montée des eaux. Il en existe plusieurs types, adaptés aux besoins (murs anti-crue, batardeaux…). À Lux, la digue a été construite en 1994. C’est un monticule de terre de 1 200 mètres de long et 7,21 mètres de haut, positionné comme une longue cloison entre la rivière et les habitations. Une station de pompage complète le dispositif : elle permet, si nécessaire, d’évacuer l’eau côté habitations vers la rivière.
Qu’est-ce qui a été détecté sur la digue de Lux ?
Récemment, une étude géotechnique menée par le Grand Chalon a révélé une fragilisation de l’ouvrage à certains endroits, liée à la sécheresse, à la nature argileuse des sols et à la présence d’arbres sur la crête de la digue. Ces constats ont été confirmés lors de la crue de février 2026, dont la puissance a fait bouger la terre végétale sur le flanc intérieur de la digue, dans sa partie amont.
Ces zones de fragilité sont surveillées de près. En concertation avec la commune de Lux et l’État, le Grand Chalon a défini plusieurs mesures pour que les habitants de Lux continuent, comme depuis trente ans, à vivre à l’abri de la digue.
Comment le Grand Chalon intervient ?
Première étape, dès cet été : la coupe des arbres situés en crête de digue. Leur système racinaire développé constitue un risque en cas de crue importante ou de vent violent. Un arbre déraciné pourrait fragiliser voire trouer l’ouvrage. Couper de beaux arbres n’est jamais anodin, mais cette coupe est nécessaire pour préserver l’ouvrage qui protège les habitants. Elle sera compensée par une replantation aux abords de l’étang de Droux et de la Corne, qui contribuera aussi à freiner la progression de la Jussie, une plante exotique envahissante présente sur ce secteur.
Les méthodes d’entretien évoluent également : les tracteurs habituellement utilisés seront remplacés par des robots de pente, plus légers, afin de mieux préserver l’intégrité de l’ouvrage dans la durée.
Enfin, en parallèle de ces premières actions, le Grand Chalon engage avec la Société Publique Locale d’aménagement une étude approfondie en vue d’une restauration complète du corps de digue.
Le Grand Chalon gère quatre digues sur le territoire :
la digue des Charreaux, à Chalon-sur-Saône ;
la digue de Lux ;
la digue des Chavannes, à Saint-Marcel ;
la digue de La Noue et de La Vacherie, à Saint-Marcel.