Grand Chalon

« J’aime construire avec les autres, sans dogmatisme et sans a priori »

Réélu Président du Grand Chalon le 7 avril 2026, Dominique Juillot a déjà eu plusieurs vies : celui qui a été chef d’entreprise, maire de Mercurey, président de l’Elan Chalon ou député, évoque son parcours et ses projets à la tête de l’Agglomération.

Publié le

  • Vous avez été Président de l’Agglomération il y a 20 ans. Pourquoi avoir choisi de vous investir de nouveau ?

C’était assez naturel pour moi car je suis foncièrement attaché à l’Agglomération. L’intercommunalité représente ce qui a guidé toute ma carrière et ma vie professionnelle. Je crois à la force du collectif et à la nécessité de dépasser nos différences pour travailler à améliorer la vie des gens. Je me suis engagé ces 10 dernières années aux côtés de Sébastien Martin et j’ai envie aujourd’hui de mettre mon expérience au service de l’Agglomération et de ses habitants.

  • Vous avez exercé des responsabilités dans des secteurs très différents avec la même énergie. Qu’est-ce qui vous motive ?

Dans le monde de l’entreprise comme dans le sport ou la politique, je crois aux rencontres, j’ai confiance dans la nature humaine et j’aime construire avec les autres, sans dogmatisme et sans a priori. J’ai toujours été un « mauvais opposant » politique par exemple. J’ai toujours pensé que l’on pouvait dépasser les différences si on avait un objectif commun.

J’ai envie aujourd’hui de mettre mon expérience au service de l’Agglomération et de ses habitants

  • Vous avez transmis votre entreprise, la direction de l’Elan Chalon et plus récemment votre siège de maire : c’est facile de quitter des postes qui vous ont tant donné ?

Mes parents m’ont transmis leur entreprise dans les années 80 ; il me semblait donc naturel que mes enfants prennent à leur tour la relève. Pour l’Élan comme pour la mairie de Mercurey, la démarche a été la même : transmettre à des personnes en qui j’ai confiance et qui possèdent toutes les compétences nécessaires. Aujourd’hui, je me consacre pleinement au Grand Chalon, ce qui est aussi exigeant que passionnant.

  • A ce propos, vous avez beaucoup échangé avec les maires ces dernières semaines. Dans quel but ?

D’abord ce sont les maires et les élus communautaires issus des 51 communes qui m’ont apporté leur confiance et à travers eux les Grands Chalonnais qui les ont élus en mars. Qui mieux que les maires pour savoir quels sont les besoins des habitants de leur commune ? Ce sont mes interlocuteurs privilégiés et je compte travailler étroitement avec eux pour que les actions du Grand Chalon soient les plus proches des attentes exprimées par nos concitoyens.

Qui mieux que les maires pour savoir quelles sont les besoins des habitants de leur commune ?

  • Comment avez-vous choisi les vice-présidents et conseillers qui vous entourent ?

Etant déjà impliqué dans le mandat précédent, je connaissais bien les élus, le travail qui a été accompli et j’ai pu discuter avec chacun sur ses envies, ses aspirations. Certains ont conservé leur délégation, d’autres ont reçu de nouvelles attributions. Je crois que nous avons une équipe motivée et des personnalités qui se complètent et s’apportent mutuellement. Ce sont des élus qui sont sur le terrain, c’est une chance pour l’Agglomération.

  • Quelle est votre méthode pour définir les priorités du nouveau mandat ?

Avant de décider des orientations majeures que nous engagerons, j’ai donné à chacun des Vice-présidents et conseillers délégués jusqu’au mois de septembre pour prendre toute la mesure de leur délégation. Il leur faut s’imprégner des dossiers, rencontrer les services pour pouvoir définir ce qui leur semble prioritaire. Nous avons bien sûr des dossiers déjà lancés que nous poursuivons mais je souhaite que les vice-présidents me fassent des propositions à la rentrée. A ce moment-là, nous pourrons faire des choix et établir la feuille de route de cette mandature.

Nous devons porter des politiques qui soient le plus justes possible

  • Si vous n’avez pas encore défini les projets à mener, quels sont les enjeux qui vous semblent essentiels pour ce mandat ?

Nous avons travaillé depuis plusieurs années à faire en sorte que notre agglomération soit attractive, elle est reconnue pour son dynamisme, elle attire les entreprises et elle créée de l’emploi. Nous sommes un modèle pour beaucoup de territoires et nous devons le rester. Quand je rencontre les élus des différents bassins de vie, quand je vais sur le terrain je suis convaincu que nous devons aujourd’hui travailler sur la proximité, sur les besoins du quotidien. Les politiques que nous mènerons demain doivent répondre aux besoins du plus grand nombre de nos habitants sur toute l’agglomération, elles doivent être perçues comme justes et efficaces.

  • On sait les budgets contraints. Comment allez-vous financer les nouveaux besoins qu’expriment de plus en plus les habitants ?

C’est clair que nous sommes dans un contexte compliqué aujourd’hui et d’autant plus incertain avec le contexte international. Nous devons certainement faire aussi bien avec moins, ce qui implique que nous nous questionnons sur nos méthodes, que nous ne craignons pas de changer nos habitudes et surtout de faire des choix, les expliquer et les assumer.

À voir aussi