La Révolution aspire, en France, à remplacer la charité chrétienne et la philanthropie, jugées insuffisantes et aléatoires, par l’assistance.
Cette dernière devient un devoir moral vis-à-vis des citoyens en détresse, censé s’appliquer à tous et éradiquer la misère. Toutefois, faute de moyens financiers suffisants, l’État n’y parvient pas. La charité privée continue à dominer jusque vers 1875 (elle perdure ensuite, mais vient désormais s’ajouter aux efforts de la République vis-à-vis des plus démunis).
Le cas de l’ancien hospice Saint-Louis à Chalon-sur-Saône au XIXe siècle illustre parfaitement cette situation.