Arièle Bonzon débute une recherche artistique liée à la photographie après des études d’art centrées sur les techniques de l’image. Elle a été la première artiste représentée par la Galerie Le Réverbère, Lyon (1982).
Dans les années 1980, “Travaux de papier” alliant des techniques mixtes, est vite remarqué et “Archéologie photographique imaginaire”, série emblématique de sa recherche, est exposée en France, en Allemagne, en Israël et aux États-Unis. D’autres ensembles lui font suite, “Chère absente. Fondations / Épiphanies” (1993), “Équinoxe d’automne” (1995) présentés au Centre Photographique de Lectoure où se tient une première exposition rétrospective.
En 1999, Arièle Bonzon crée “Outreloin bleu), qui marque le début d’un changement concernant sa position à l’égard de la photographie. Plusieurs livres sont publiés dans cette période.
En 2003-2004, “Le Jeu de la vie”, petites suites polaroids de natures mortes, voit le jour alors que l’artiste travaille à un carnet de voyage rapporté du désert marocain à “Passer. Désert aller retour” (2005), et un livre d’artiste “L’Esprit du désert” (2011).
En 2007, Arièle Bonzon entreprend un vaste projet intitulé “Familier” où, à travers plus d’une centaine d’images, elle propose une vision du monde, “Photographier. Comme un oiseau décrit une courbe” (2010). Suivent “Incertitudes” et “Vues d’ici” (2013), ainsi qu’une recherche autour de la miniature dans le paysage, intitulée “Extérieur(s)” (2019).
Depuis 2015, elle poursuit sa série {Intérieur} jusqu’à l’exposition “Infinitf. Reprise le temps” présentée au musée. Tout en se consacrant à ses projets personnels, Arièle Bonzon intervient dans divers cadres d’enseignements et de formations. Elle collabore avec d’autres créateurs dans les domaines de la musique , du théâtre et de la danse et travaille actuellement à la création du livre “Infinitif” (à paraître début 2027 aux éditions Loco).